Visite du mardi 2 septembre 2014


J'avais 20 ans en 14


Mardi 2 septembre, l’Amicale 6 ChA est de sortie.
Nous allons aujourd’hui visiter la superbe exposition conçue pour le 100e anniversaire de la Grande Guerre dans la très belle Gare des Guillemins.

Nous avons rendez vous sur le quai de la garde SNCB d’Ans.

Nous entendons parmi pas mal d’amis « Oufti !!! ça fait longtemps que je n’ai plus pris le train !!! » (sic) et …. Pile à 09 h 07 le train est à l’heure !!! nous embarquons pour 7 minutes et nous retrouvons à la gare des Guillemins.


Pas besoin d’audio guide… notre guide personnel n’est autre que notre ami et historien Francis BALACE, et les personnes qui le connaissent savent à quel point ses commentaires peuvent être enrichissants et …. savoureux.




Nous entrons directement dans le vif du sujet et tout d’abord, un peu d’histoire nous est racontée par le biais de photos, objets, films et reconstitutions de scènes, car….plus de 3000 objets authentiques et chargés d’histoires nous sont magnifiquement présentés.





Les chefs d’états

Le 4 août 1914, la Belgique neutre est envahie par les troupes allemandes.

Le Roi Albert et la Belgique feront l’admiration du monde entier pour leur résistance héroïque. L’invasion de notre pays n’est que le début d’un long conflit qui va bientôt s’étendre à toute l’Europe et à tous les continents. Les déclarations de guerre se succéderont en cascade et l’on voit les chefs d’armées développer des stratégies militaires axées tant sur l’offensive que sur la défensive.


Les  soldats

Pendant que chefs d’états et généraux orchestrent les opérations militaires, sur le terrain que ce soit dans les forts de Liège ou dans les tranchées de l’Yser, à Verdun ou sur la Somme, les soldats, quel que soit leur camp, connaissent des conditions de combat effroyables.

Les batailles de l’été  sont particulièrement meurtrières et cette guerre de mouvement fait bientôt place à une épuisante guerre de position. On se bat sur terre, sur mer et pour la première fois de façon intensive dans les airs. On combat dans les Balkans, en France, en Russie en Italie mais aussi dans les colonies.

On utilise des armes nouvelles, telles que les gaz, qui s’avèrent de plus en plus atroces et meurtrières.

La Grande Guerre  sera une guerre longue et totale.




Les soins

Des millions de victimes, des lésions sans précédent, des troubles psychiques …

Au déclenchement du conflit, aucune armée d’Europe n’est préparée à gérer tant de blessés et des traumatismes d’une telle gravité.

En Belgique, le manque de médecins, d’infirmières, de brancardiers et d’hôpitaux … est criant. Cependant, au fil de la guerre, les soins évoluent grâce à des actions privées. L’organisation s’améliore peu à peu et,  des avancées médicales vont naître du chaos dans les domaines sanitaires, sérums,  hygiène, radiologie, anesthésie, psychiatrie mai aussi  la chirurgie réparatrice des « gueules cassées ».

Les photos, les instruments chirurgicaux, les prothèses .... montrées sont effrayantes, et on ne peut imaginer  la souffrance de ces soldats ….




Les civils

Après quelques semaines de combat, la Belgique est le seul pays du front occidental à être totalement occupé, hormis une zone derrière l’Yser, et la vie quotidienne s’organise au prix de terribles souffrances.

En France, ce sont dix départements de l’est et du nord qui sont sous le joug des envahisseurs.

La Pologne russe, la Roumanie, l’Ukraine … subiront elles aussi la domination allemande.

Avec la Grande Guerre, c’est l’ensemble des pays  qui est impliqué ; incendies, exécutions, massacres … les civils paient un lourd tribut à la guerre.




La résistance

Dès 1914, en Belgique comme dans les régions envahies du nord et de l’est de la France, des patriotes s’engagent dans la clandestinité au péril de leur vie pour organiser des réseaux de renseignements et de passeurs d’hommes.

Des femmes notamment, recrutées par les services secrets, sont actives dans l’espionnage.

La résistance se manifeste aussi par la publication de journaux clandestins qui soutiennent le moral de la population face à la propagande ennemie.

Face à cette armée de l’ombre, les Allemands multiplient les exécutions et, pour isoler la Belgique occupée du reste de l’Europe, ils installent en 1915 une clôture électrique sur la frontière belgo-hollandaise.

Mais, plus le conflit s’éternise, plus les aspirations à la victoire,  font place aux aspirations à la paix.




Les vainqueurs

En janvier 1919, les 32 Etats vainqueurs se réunissent à Paris, plusieurs traités de paix sont signés, dont le Traité de Versailles du 28 juin 1919 qui règle le sort de l’Allemagne vaincue.

En effet, en 1917, alors que les deux révolutions russes entraînent  la défaite de la Russie, l’entrée en guerre des Etats-Unis  marque un tournant dans le conflit.

Les bolcheviks concluent un armistice avec les puissances centrales et libérés du front de l’Est, les Allemands se lancent au printemps 1918 dans une nouvelle guerre de mouvement sur le front français. Les Alliés stoppent l’offensive, notamment grâce à l’apport de troupes américaines.

Les alliés de l’Allemagne mettront successivement bas les armes, jusqu’à ce que l’armistice obtenu par l’Allemagne le 11 novembre 1918 mette fin à 4 années de guerre.




Mais revenons au fil de  notre visite, nous entrons alors directement en pleine réalité de la guerre, en parcourant une tranchée hyperréaliste de 30 mètres dans un son et lumière saisissant.




Nous nous retrouvons ensuite  en plein cœur d’un combat aérien sur un écran géant.

Nous traversons une maison bombardée, jusqu’à dans les moindres détails, c’est effrayant et tellement poignant, car nous entendons les cris, les gémissements, un enfant appelant sa maman….

Une chapelle est ouverte sur une scène terrible d’exécution de civils.

On vous a dit plus haut qu’il y avait un cruel manque d’hôpitaux, et nous voyons  alors comment  une classe d’école est  transformée en infirmerie

Et  vous y  verrez encore bien d’autres reconstitutions plus vraies que nature.

Aucun visiteur ne sortira indemne  de cette magnifique exposition, ce fut vraiment une terrible « Grande Guerre » tant pour les soldats que pour la population.




Mais, notre visite n’est pas terminée, nous reprenons le train pour Liège Palais, et direction le restaurant « A Pilori », nous y dégusterons des plats typiquement liégeois, à la grande satisfaction de tous….








Nous partons ensuite pour le superbe Musée de la Vie Wallonne et c’est dans la très belle église Saint Antoine que nous visiterons à notre rythme, les photos et documents nous racontant  la vie des civils « Liégeois dans la Tourmente ».

















Nous regagnons par le même chemin et toujours en train notre point de départ nous nous quitterons, en gare d’Ans.

Merci à tous de votre participation et  … A bientôt pour d’autres aventures !!!!