Visite du mardi 19 novembre 2013



La ligne Maginot



7 H 00, 53 amis de l’Amicale du 6 ChA, sont au rendez vous pour une escapade très conviviale. Cerise sur le gâteau, nous sommes accompagnés par l’Historien mais désormais « ami » Francis BALACE.




10 H 30 RODEMACK « la petite Carcassonne Lorraine ».

Située au cœur du « Pays des Trois Frontières », aux confins du Luxembourg, de la France et de l’Allemagne, RODEMACK surnommée « La petite Carcassonne Lorraine », charmante cité médiévale est  encore entourée de 700 mètres de remparts, datant du XVème Siècle. Cette cité a su conserver un parfum de jadis avec ses ruelles typiques, son patrimoine architectural et son « Art de Vivre » tous ces atouts lui ont valu d’être classée en 1977 parmi « Les plus beaux villages de France ».

Marie Pierre, notre guide du moment nous attend sur le parking, et c’est avec un dynamisme et un style très particulier (les participants ne nous contrediront pas !!!) que l’histoire nous attend.  

On entre à RODEMACK par la Porte de Sierck, construite au XIVe siècle par les habitants eux-mêmes. L'arche reliant ses deux tours a été détruite le 11 novembre 1944 par les troupes américaines pour permettre le passage des chars, puis reconstruite en 1989. Au milieu de cette arche se trouve une statuette de Saint Roch.


           Rodemack remonte au moins à l’époque romaine. C’est en 1190 qu’Arnoux 1er (Premier  des Seigneur de Rodemack qui vont rester propriétaire de la localité jusqu’au XVème siècle) usurpa les biens des abbés d’Echternach et fit construire le premier château féodal.

A partir de cette date, l’histoire du bourg change du tout au tout. Très vite, les nouveaux seigneurs prennent une grande importance. Ils aimaient guerroyer et augmentaient rapidement leurs possessions. Leurs descendants successifs, en firent autant, si bien, qu’au sommet de leur puissance, la seigneurie, s’étendait jusqu’aux frontières du Luxembourg, de l’Allemagne et même de la Belgique. Les guerres, la conquête des territoires vont  continuer et ce sera le 16 mai 1679 par le Traité de Versailles que sera reconnue la souveraineté française. La forteresse fera une dernière fois parler d’elle en 1815, l’armée prussienne qui en avait fait le siège dût  se retirer après de sévères pertes, à l’époque, la forteresse était défendue par une garnison de 500 hommes sous le commandement du Général HUGO, père de Victor HUGO. Les Prussiens n’oublièrent pas cette défaite et quelques années plus tard, en 1821 ils ordonnèrent le démantèlement de la forteresse et la destruction de tous les bâtiments militaires.


             La forteresse reste inoccupée jusqu’en 1869, quand, le Baron de GARGAN en devient propriétaire. Jeanne de GARGAN, sa fille, entreprend alors le remaniement des terres autour du château et modernise l’habitation.

Madeleine de GARGAN, petite fille du Baron, occupe le château à partir de 1956. En 1998 elle entreprend de grands travaux de rénovation. Malheureusement elle s’éteint en 2000 et c’est en 2004 que la famille cède le domaine et le Château à la Communauté de Communes de Cattenom et Environs, qui en prend grand soin. De grands travaux de restauration et de mise en valeur en vue d’une ouverture prochaine au grand public. Mais d’autres sites sont à visiter, la maison des Baillis construite au XVIème siècle, l’église néo-baroque Saint Nicolas datant du XVIIème, le lavoir construit en 1862, le Jardin médiéval …. Ainsi que tous les remparts sont à visiter !!!!


                                           Vous avez des questions ?????

                                    (Seuls les participants comprendront ce trait d’humour !!!)




            12H30, nous reprenons le car, direction le Relais Fort ou nous attend, l’apéritif et un excellent repas apprécié de tous  !!!

 


            C’est  vers 14 H15 que nous nous dirigeons vers le Fort du HACKENBERG


            La Ligne MAGINOT. Cette ligne de défense fortifiée  protégeait les frontières exposées de la France. Elle porte le nom du ministre de la guerre qui porta le projet de loi devant le Parlement en 1930, André MAGINOT. Ce concept de défense, visait principalement à épargner la vie des soldats ( la bataille de Verdun avait fortement marqué les esprits). Pour des raisons géographiques et politique, elle s’étendait principalement des Ardennes jusqu’au Rhin, dans les Alpes et en Corse. Au déclenchement de la guerre, c’est dans les secteurs Nord Est qu’elle fut le plus étudiée, pour verrouiller les voies naturelles d’invasion que représentaient la vallée de la Moselle et la plaine d’Alsace.


            La construction de l’Ouvrage du HACKENBERG débuta dès 1930 . Il fut le prototype des ouvrages d’artillerie de la ligne Maginot, 1800 ouvriers environ travaillèrent avec des moyens relativement rudimentaires (restriction budgétaire) pendant 6 ans pour construire 19 blocs de combat et percer + ou - 12 kms de galeries à une profondeur moyenne de 30 m sous terre. L’armée française en prit livraison en 1936. Après la déclaration de guerre de 1939 et la période  de la « Drôle de guerre » le HACKENBERG remplit son rôle lors de l’offensive allemande de 1940 et sa reddition ne fut effective que quelques jours après l’armistice.

940 hommes et 41 officiers y étaient cantonnés en Juin 1940.


            Au cours de l' Occupation , les Allemands occupèrent Hackenberg et posèrent  un obstacle considérable aux progrès américains en 1944 pendant la campagne de  Lorraine . Bien que beaucoup de l'armement du Hackenberg ait été retiré pour une  utilisation dans le Mur de l'Atlantique , quelques-unes des armes lourdes y sont restées.
Le Hackenberg a été maintenu en utilisation militaire jusqu'en 1968, et finalement sera abandonné en 1970 après avoir été placé dans la réserve de seconde classe.

            En 1975,  les habitants des villages voisins ont commencé à organiser des visites guidées, ce qui a conduit à la fondation de l'association AMIFORT par des bénévoles pour la préservation du Hackenberg.

            Des bénévoles ont restauré un bloc de fonctionnalité, avec un ascenseur en fonctionnement, une plaque tournante de la tourelle et la table élévatrice. Le mouvement de la tourelle est montré aux visiteurs. L'un des quatre générateurs est équipé d'un moteur après la Seconde Guerre mondiale et est toujours en activité lors de visites guidées. Le train électrique  est utilisé pour transporter les visiteurs de l'entrée à la tourelle.

            Nous sommes impressionnés par la restauration de ce site, armement, cuisines, dentisterie, salle d’opérations, salle de radio,  matériel de fonctionnement chauffage, aération, épuration de l’air….. tout ce qui était nécessaire à la vie du millier d’hommes qui avaient leur quotidien dans cette forteresse souterraine.


          

Nous reprendront la route vers LIEGE, enchantés de cette visite très enrichissante.