City trip du mardi 21 au vendredi 24 mai 2013


Sur les traces de l'histoire....

La Normandie
et les plages du débarquement du 6 juin 1944



Mardi 21 mai

        7 h 30. Valise à la main, grand sourire et surtout bonne humeur, les amis de l’Amicale 6 ChA sont prêts à embarquer à bord d’un autocar, très confortable, pour un city trip de quatre jours sur les traces de notre Histoire, la Libération de l’Europe par les Alliés.

        Nous sommes accompagnés de l’historien bien connu  Francis BALACE  qui, tout au long  du voyage racontera l’histoire du débarquement, mais aussi en référence de l’histoire avec un grand H, tout cela en n’omettant pas d’y inclure de savoureuses anecdotes.



    Notre première visite, la ville de  ROUEN ,  un guide nous emmène visiter la cathédrale, la vieille ville, son architecture et son histoire, malheureusement sous la pluie !!!!







    Nous faisons  également une halte souvenir à l’endroit ou Jeanne d’Arc fut brulée.




    Et, c’est vers 19 H que nous arrivons à notre hôtel dans la périphérie de CAEN, nous prenons possession de notre chambre, un peu plus tard nous nous retrouvons devant un apéritif «normand» bien sûr avant un repas très apprécié de tous !!!!












Mercredi 22 mai    

Après une nuit de sommeil, trop courte pour certains….

N’oublions pas que nous sommes dans la région du « Calvados » !

Petit déjeuner et à 08H30 départ.
Nous partons vers notre premier rendez vous avec l’histoire……


 OMAHA BEACH 


    S' il est un endroit où le Débarquement a failli échouer, c'est bien sur la plage d'Omaha Beach, les lourdes pertes que les troupes américaines y ont subi le Jour J   lui vaudront le triste surnom de Bloody Omaha,  « Omaha la sanglante ».

    Omaha Beach est l'une des cinq plages du Débarquement. Le sort de la France et de l'Europe entière s'est joué ici le 6 juin 1944. Le littoral du Bessin est bordé de falaises calcaires abruptes, s'élevant de quelques dizaines de mètres au-dessus de la mer.

 9.387 pierres tombales !!!  Le cimetière d’OMAHA BEACH

    Le cimetière américain d’Omaha Beach est situé au sommet de la falaise dominant la tristement célèbre plage d’Omaha Beach. Personne n’entre dans ce cimetière par hasard, il faut en faire la démarche volontaire. Le visiteur se prépare, pour aborder, attentif et recueilli un morceau des États-Unis en France.

                     


    Au-delà du Bâtiment de Réception, se trouve un magnifique Mémorial en demi-cercle au centre duquel une statue de bronze représente :

“ l’Esprit de la jeunesse américaine s’élevant des flots ”.

    Les croix sont toutes orientées à l’Ouest, vers le pays natal.

    L’alignement des tombes sur la pelouse et l’omniprésence de la mer inspirent un sentiment inoubliable de paix, de sérénité mais aussi de tristesse et de recueillement. À la croisée des allées principales disposées en forme de croix latine, la Chapelle abrite un autel de marbre noir portant l’inscription :

“ Je leur donne la vie éternelle et ils ne périront jamais ”.





Rendez vous au car pour le prochain rendez vous, et non le moindre….

 LA POINTE DU HOC 


Tout le monde a vu, le film « Le jour le plus long » et tout le monde

se rappelle le soldat allemand qui de son bunker voit arriver les navires…..


    La pointe du Hoc est une falaise abrupte de 30 mètres qui domine les plages  d'Omaha  et   d’Utah. Les Allemands exploitent cette position en y installant une batterie sous abri bétonné,  de 5 canons de 155mm (portée de 20kms). La prise de cette falaise est cruciale car elle doit garantir la sécurité des 2 plages Américaines (Omaha et Utah   ).

    Le 6 juin 1944, le 2ème Bataillon de Rangers débarque sur la plage de galets de la Pointe du Hoc sous les ordres du lieutenant colonel James E.Rudder  et c’est par une mer très agitée que les 225 Rangers s'élancent à 12 milles de la côte à bord de leurs LCA (Landing Craft Assaut).

    Les premières minutes sont meurtrières, les Allemands forts de leurs positions munies de mitrailleuses, de grenades "presse-purée" et d'armes légères tirent dans tout les sens, tuant 15 Rangers. Sous les feux Allemands, les Rangers essayent de réagir et à l'aide de grappins, d'échelles et de cordes commencent l'ascension de la falaise abrupte.

    Toute la journée du 6 juin, les hommes du lieutenant-colonel Rudder font face aux
nombreuses contre-attaques Allemandes. La position est tenue jusqu'à l'arrivée des renforts (5ème bataillon) qui avait débarqué à Omaha Beach.



    Malgré l'objectif atteint, cette victoire est amère pour les alliés. Les pertes humaines et matérielles sont très élevées. Sur les 225 hommes à s'élancer sur la falaise seuls 90 hommes sont en état de combattre le soir du 6 juin. Ils réussissent à tenir la falaise jusqu'à l'arrivée des renforts venus d'Omaha Beach le 8 juin. 





Nous reprenons la route en direction de Sainte Mère l’Eglise que nous visitons à notre rythme la ville, le Musée des 82 et 101e Airborne  qui abrite  notamment  un planeur WACO, un avion Douglas C47 mais également un important matériel, armement, véhicules etc.….

 Un peu d’histoire…..

 SAINTE MERE L'EGLISE 


    Le largage d’unités parachutistes sur les arrières du Mur de l’Atlantique, dans la nuit du 6 juin 1944, doit assurer la réussite du débarquement de la force d’invasion. Les avions qui transportent les hommes de la 82nd US Airborne Division subissent un violent tir de la Flak, lorsqu’ils abordent la côte occidentale du Cotentin; des avions sont touchés et plusieurs sont détournés de leurs itinéraires.  Vers 1 heure, une maison en feu illumine la place de Sainte-Mère-Église, le tocsin retentit et les habitants tentent d’éteindre l’incendie. Quand les C47 larguent les premiers parachutistes au dessus du bourg le désordre est total, les civils se réfugient dans les abris, les Allemands abattent plusieurs parachutistes.




    Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, lors du parachutage des troupes sur la zone de Sainte-Mère-Eglise, John Steele fut atteint à la jambe par un éclat d'obus. Il ne pouvait plus contrôler son parachute et atterrit finalement sur le clocher de l'église aux alentours de 4h00 du matin. John se balançait et tentait de se libérer de son parachute tandis que sur la place, tout autour de l'église, la bataille faisait rage. Il essaya de se décrocher à l'aide de son couteau mais malheureusement il fit tomber son arme. Il prit alors la décision de faire le mort afin d'éviter de servir de cible à l'ennemi. Après plus de deux heures, un soldat allemand du nom de Rudolf May vint le décrocher.

    John fut soigné et fait prisonnier. Il s'évada trois jours après, rejoignit les lignes alliées et fut transféré vers un hôpital en Angleterre.





Notre prochain rendez vous …….


 ARROMANCHES LES BAINS 


    Le Port artificiel….

         « Puisque nous ne disposerons pas de ports, nous apporterons les nôtres »

    a dit Lord Mountbatten annonçant ainsi la construction  de ports artificiels, flottant appelés
« Mulberries ». L’installation des mulberries exigea la mise en chantier de 230 caissons « Phénix » représentant 500.000 tonnes de béton (les plus grands 70 m de long, 20 m de haut et 15 m de larges).




    Le port d’Arromanches  a  permit de débarquer jusqu’à 9.000 tonnes de matériel par jour.




    Le port a gardé en vestige une vingtaine de caissons Phénix faisant partie de la digue de 8 Kms de long qui fermait la rade, et sur la plage des flotteurs en bétons échoués ainsi qu’une partie de plate forme. Le musée permet de découvir le fonctionnement du port artificiel sur des maquettes animées très réalistes.






Ensuite direction…..


 BAYEUX  Patrie de Guillaume le Conquérant 


    La Tapisserie de Bayeux est une « broderie » longue de 70 mètres sur 0.50 m de haut exécutée en laines de couleur sur une bande de toile de lin constituée de neuf panneaux réunis par de fines coutures.

    Elle est classée au registre "Mémoire du Monde" de l'UNESCO

    Célébrant la conquête de l'Angleterre par Guillaume, duc de Normandie, cette toile de lin a
été brodée après la bataille d'Hastings, probablement dans les années 1066 à 1070 dans un monastère du sud de l'Angleterre.

    La rivalité de Harold et Guillaume est ici contée en 58 scènes, et « surtitrée » de longues inscriptions latines orthographiées à la saxonne. Les bords supérieurs et inférieurs sont brodés  d’animaux fantastiques ou de motifs se rapportant aux scènes principales.

Journée bien remplie !!!   Et de plus par un temps superbe !!!

    Maintenant direction hôtel, une bonne douche et l’apéro avant un repas bien attendu mais aussi ambiance assurée !!!!





  Jeudi 23 mai

        Après le petit déjeuner, départ pour

 CAEN 

     Un peu d’histoire…..


    CAEN ne prend de l’importance qu’au 11e siècle, lorsqu’elle devient la résidence préférée du Duc Guillaume, après sa victoire sur les rebelles du Cotentin et du Bessin, assuré de la  possession de son duché, il demande en mariage Mathilde de Flandre. Lorsque Guillaume part pour la conquête de l’Angleterre, la fidèle Mathilde assure la régence.
 
    Couronnée Reine d’Angleterre en 1068, elle décède en 1083 et est inhumée dans l’Abbaye-aux-Dames. Guillaume meurt en 1087 et est inhumé selon ses désirs dans l’abbatiale Saint Etienne de l’ Abbaye-aux-Hommes.

                Nous nous dirigeons ensuite pour la visite libre du Mémorial.
      Le Mémorial est un « musée pour la paix », c’est un lieu d’histoire et de réflexion.
    Il occupe l’emplacement du bunker de commandement du général allemand RICHTER qui s’opposa aux troupes anglo-canadiennes le 6 juin 1944.




    Il est partagé en plusieurs salles… La faillite de la Paix…. La France des années noires…
La Bataille de Normandie… Les crises de la guerre froide…. L’exposition temporaire ,   mais aussi…  une salle qui change régulièrement – TROP régulièrement – et qui rappelle malheureusement  les conflits toujours en actualité dans le monde. Nous déambulons à notre gré tout au long de ces salles  chargées d’Histoire, d’horreurs et d’émotions.
    Notre chauffeur nous emmène ensuite, pour le repas de midi et une visite libre de la ville de CAEN.

     Beaucoup de nous ferons un tour de ville avec le « petit train touristique » mais il faut également découvrir le Château, …. Vaste citadelle érigée sur une butte par Guillaume le Conquérant en 1060 puis agrandie les siècles suivants. Occupée tout au long du 19ème siècle par des garnisons elle sera fortement endommagée lors des opérations de 1944.
                                                           LE CHATEAU


                                                L'ABBAYE AUX HOMMES


                                                L'ABBAYE AUX DAMES


                                                L'EGLISE SAINT-PIERRE


    Aujourd’hui, dégagée et remarquablement mises en valeur, les grandes murailles ont retrouvé leur allure primitive. Le tracé des remparts est à peu près celui de la forteresse de Guillaume. Du haut de ces remparts on a une vue imprenable sur la ville de CAEN.







 17 H 00, le car reprend le chemin de l’hôtel en faisant un crochet par  RANVILLE ou nous faisons un arrêt à la plaque commémorative à la Brigade PIRON.










     Nous poursuivons notre route  en passant par le PEGASUS BRIDGE  

    Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 deux ponts de Ranville-Bénouville sont pris après un bref engagement de la 5 ème brigade de parachutistes britannique, dont l’emblème est Pégase. Le Major HOWARD a ainsi gagné la bataille de PEGASUS et libéré un premier petit morceau de la France, un champ d’atterrissage pour planeurs, un pont mobile en acier, une maison au bord de l’eau et…. La famille Gondrée, qui attendra comme lui 11H du matin pour voir arriver les renforts : Lord   LOVAT  et ses «  bérets verts  » au son de la célèbre cornemuse de Bill Millin.








    Aujourd’hui le café-musée Gondrée est un lieu de souvenir où se retrouvent vétérans et touristes.

        Mais la journée touche à sa fin, nous rentrons à l’hôtel, car il nous faut penser à refaire les valises !!! Toutefois la traditionnelle institution de l’apéritif sera respectée !!!!







 Vendredi 24 mai

    Comme au départ tout le monde valise à la main est au rendez vous du retour !

    Nous partons sous une belle pluie battante !!! mais non « normande » sur le chemin du retour qui passera par Deauville, ensuite arrêt à HONFLEUR , port d’où est parti au 17e siècle Samuel de CHAMPLAIN navigateur avisé pour aller créer des établissements au CANADA « village en huron ». Le Canada avait été découvert en 1534 par Jacques CARTIER.

    Temps libre pour le repas de midi et petite visite de la ville, le mauvais temps nous oblige plutôt à faire un petit tour des terrasses chauffées  !!!

                                                 L' EGLISE SAINTE-CATHERINE


                                                        LE VIEUX BASSIN



    Nous passons le magnifique PONT DE NORMANDIE commencé en 1988 et inauguré en 1995 il sera le 3ème à s’élancer au dessus de la Basse Seine. Sa réalisation a pris place dans l’histoire du génie civil avec ses 2.141 m record de longueur des ponts à haubans jusqu’ en  1998   il sera alors détrôné par le pont de Vasco-de-Gama long de 12.2 kms et qui relie les deux rives du Tage au nord de Lisbonne. Il est prévu pour résister aux vents les plus violents (440 kms/h), il est invulnérable aux chocs des plus gros cargos, des capteurs dans la chaussées avertissent les responsables en cas de verglas et des caméras permettent aux opérateurs de surveiller le trafic en permanence.

                                                   PONT DE NORMANDIE



    Coût de la construction : environ 411 millions d’euros.

    Nous continuons notre route et beaucoup ressentent un « léger coup de fatigue » peut-être la digestion ? Allez savoir !!!!

    Il est environ 20H30 lorsque nous arrivons à bon port  "non à Barchon" sous une pluie de grêlons !!!!   Au fait c’est vrai nous ne sommes tout de même que fin mai !!!!

    Nous sommes tous enchantés de ce petit city trip sur les traces de notre Histoire et on se promet de bientôt se retrouver pour d’autres aventures avec l’Amicale du 6 ChA.

     Merci à tous de votre participation .





Quelques chiffres. (Wikipédia)


Au soir du 6 juin 1944


Ont débarqué :                - 156 000 hommes

           

                                 -   17 000 ont été parachutés

                                 -   56 000 ont débarqué sur l’Utah et l’Omaha

                                 -   83 000 sur le secteur canadien


Les pertes humaines :      - 10 300 Hommes


Les pertes matérielles :    -     2 navires de guerre

                                         - 131 LCT (Landing Craft Tank)

                                         - 117 LCA (Landing Craft Assault)

                                         -   43 LCI (Landing Craft Infantry)

                                         -   27 avions et 63 endommagés.